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Mise en sécurité du rocher de Roquebrune-sur-Argens

 

Visible depuis l’autoroute A8, le rocher de Roquebrune-sur-Argens impose par sa taille mais aussi par sa couleur ocre si particulière. À son sommet, on y découvre une vue à 360° sur la vallée de l’Argens, la plaine de Fréjus, l’Estérel, et au loin les Alpes. Ce massif, emblématique de la région et adopté par bon nombre de randonneurs, possède un relief très escarpé. Un joyau qu’il a fallu sécuriser pour prévenir d’éventuelles chutes de pierres sur l’A8.

Engagés cet été, les travaux de sécurisation du rocher de Roquebrune se terminent. Ils ont consisté à mettre en sécurité ce site par la pose de câbles de placage ou encore de filets pare-blocs en acier. Les opérations se sont effectuées sur les flancs nord et ouest du rocher. Les blocs les plus volumineux ont été cloués et ceinturés. Toutes les opérations ont été pensées pour ne pas modifier l’aspect visuel du rocher. Les écrans pare-blocs ont été adaptés pour être les moins visibles.

Situé en dehors des emprises du réseau Escota, mais en surplomb de l’A8, le rocher de Roquebrune a bénéficié du programme de mise en sécurité des falaises lancé par VINCI Autoroutes il y a deux ans.

 

Un enjeu majeur : préserver l’état naturel

Les travaux engagés sur le rocher de Roquebrune, site classé dans un périmètre Natura 2000, ont imposé d’intervenir dans le respect de l’environnement.

Plusieurs mois avant le chantier, la société Naturalia Environnement a dressé un « inventaire 4 saisons ». Les intervenants ont recensé une trentaine d’espèces animales et végétales protégées parmi les centaines existantes, comme la violette de Roquebrune, le trèfle de Boccone, la tortue d’Hermann, le lézard ocellé ou encore les chauves-souris… Au regard des enjeux écologiques, le calendrier des travaux a été optimisé et adapté sur une période s’étalant du 15 août au 30 novembre 2016.

Côté opérationnel, aucun nouveau sentier n’a été créé : tous les matériaux ont été héliportés et les travailleurs ont emprunté les pistes existantes. Des zones protégées ont été définies et interdites d’accès.

À noter que le chantier fera l’objet d’un suivi régulier de la part de tous les intervenants.

 

Les travaux en chiffres

1 500 000 d’euros entièrement financé par VINCI Autoroutes

500 m² de filets plaqués

1000 ml de câbles de placage

500 rotations d’hélicoptères

Plus de 13 000 heures de travail